LES RACINES FRANÇAISES DE L’AMÉRIQUE – NORD,SUD, ANTILLES- DE 1450 À 1763

Préambule

Quand en 1777 le jeune Marquis de Lafayette décide de s’engager auprès des colons anglais des 13 colonies anglaises d’Amérique s’opposant au pouvoir de Londres et que l’on surnommait les « Insurgés », on ne peut nier qu’il existait en France un bon nombre de sympathisants à leur cause. Consciemment ou inconsciemment, cela venait venger la signature du traité de Paris du 10 février 1763 qui avait mis fin à la présence française en Amérique du Nord et reconnu la suprématie des Britanniques et des Espagnols sur cette partie du monde.

Extrait :Portrait de Gilbert Motier, marquis de La Fayette, en uniforme de lieutenant-général de 1791 (par Joseph-Désiré Court -1834)

Crédit : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilbert_du_Motier_de_La_Fayette

EN AMÉRIQUE DU NORD

Au cours des 230 ans de présence (1534 à 1763) les Français allaient développer une vaste colonie couvrant plus des deux tiers du continent nord américain et donner naissance à la Nouvelle-France.

Jacques Cartier prend possession du Canada au nom du roi de France

Quand en 1534 Jacques Cartier plante une croix dans la région de Gaspé (actuellement dans la province du Québec) et prend possession du Canada au nom du roi de France, François Ier, on a longtemps pensé qu’il en était à sa première expédition vers le Nouveau-Monde, mais à la lecture de ses notes de voyage on sait maintenant que ce n’était pas le cas.

Son ou ses premières expéditions vers le continent américain il les aurait faites vers 1524 avec Giovanni da Verrazanno, navigateur et aventurier Florentin d’origine à qui François Ier avait confié la mission d’explorer les côtes de cet immense continent. C’est ainsi que Jacques Cartier qui maitrisait très bien la langue  portugaise, aurait eu la possibilité de découvrir la pointe du Brésil la plus à l’est, certaines îles de la mer des Caraïbes puis la côte est des États-Unis et du Canada allant jusqu’à ce qui est maintenant le Cap Breton et Terre Neuve.

Lors de son premier voyage officiel de 1534, la région dont il prend possession pour le roi de France est bien connue des Français car depuis plusieurs décennies des pêcheurs de la Rochelle, de Normandie, de Bretagne et du pays basque viennent régulièrement pêcher la morue sur les Hauts Bancs de Terre Neuve et font escale à Saint-Pierre-et-Miquelon. En 1533 on compte environ 50 bateaux et plusieurs centaines de marins !

Carte du premier voyage de Jacques Cartier.

Crédit : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Cartier

Les tentatives de colonisation en Caroline du Sud  et en Floride

Il faut savoir que les autorisations de coloniser ou d’explorer le Nouveau-Monde par les services de la royauté  ne sont généralement pas accordées aux non catholiques français tels que les protestants (ou Huguenots) de s’installer cependant quelques exceptions leur sont données.

Fort Charles Caroline du sud (1562) C’est ainsi qu’en 1562, un groupe de Huguenots (protestants français) avec à leur tête Jean Ribault officier de marine, et René Goulaine de Laudonnière arrivent dans la région de ce qui est maintenant Jacksonville en Floride. Il explore l’embouchure de l’actuelle rivière Saint Johns puis remonte vers le Nord pour atteindre l’île Parris, près de Beaufort, en Caroline du Sud où il installe la colonie dans le secteur de Port Royal. Il jette les bases du fort Charles (Charlesfort ) ainsi nommé en l’honneur du roi Charles IX puis décide de retourner en France. Pendant son absence, la colonie laissée à elle-même, sans aucune ressource, connaît bien des difficultés. Trois groupes se forment. Certains tentent leur chance dans la piraterie, d’autres construisent le premier bateau jamais réalisé en Amérique du Nord et arrivent à retourner en France. Le troisième groupe va survivre avec l’aide des tribus indiennes locales.

Fort La Caroline, Floride (1564) De son côté René Goulaine de Laudonnière qui était retourné en France avec Ribault réussi à organiser une nouvelle expédition vers la Floride. Il arrive sur les rives de la rivière Saint Johns non loin de l’actuelle Jacksonville où il installe avec l’aide des indiens le Fort La Caroline. C’est historiquement parlant, la première fortification construite (avant Saint Augustine) aux États-Unis.

En 1563-64 il n’y a plus personne à Fort Charles. Environ 3 ans plus tard, les espagnols s’y installeront en lui donnant le nom de Fort San Felippe.

Le fort La Caroline dérange les espagnols qui n’acceptent pas que des Réformistes français s’installent dans une région qu’ils considèrent d’après le traité de Tordesillas comme leur. En 1565 le fort est capturé et ses occupants massacrés au même titre que les soldats de Ribault à la Matanza.

Quelques colons français arrivent à s’échapper par mer dont Goulaine et d’autres survivants se regroupent dans la région de Cap Canaveral et y construisent une petite fortification (French fort) avec l’aide des indiens mais les Espagnols la détruisent.

Le fort La Caroline est occupé et renommé par les Espagnols San Mateo. Deux ans plus tard Dominique de Gourgues mène une expédition punitive depuis la France, attaque San Mateo et extermine la garnison espagnole en place. C’est à cette époque que les espagnols construisent Saint Augustine.

Carte de la « Floride française » au XVII siècle)

Crédit : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fort_Caroline

La Nouvelle-France

Il faudra attendre le tout début des années 1600 pour que se développe progressivement les colonies françaises de l’Amérique du Nord. Un homme va incarner cette époque c’est Samuel de Champlain considéré comme le fondateur de la Nouvelle-France.

Progressivement tout au cours du XVIIe siècle les possessions françaises en Amérique du Nord vont couvrir un immense territoire administré depuis la France par le Secrétariat d’État à la Marine. Le gouverneur général de la Nouvelle-France est basé à Québec et il est responsable des cinq colonies qui la compose : L’Acadie, Terre-Neuve (Plaisance), la Baie d’Hudson, le Canada et la Louisiane. Le gouverneur et chef militaire le plus influent ayant été sans aucun doute Louis de Buade, Comte de Frontenac et de Palluau (1672-82 et 1689-98), Jean Talon (1665-68 et 1670-1720)  étant certainement l’intendant qui a le plus donné à la Nouvelle-France une organisation dynamique.

Carte des territoires ayant constitué la Nouvelle-France (en bleu) avant 1763

Crédit : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle-France

Il faudra attendre le tout début des années 1600 pour que se développe progressivement les colonies françaises de l’Amérique du Nord. Un homme va incarner cette époque c’est Samuel de Champlain considéré comme le fondateur de la Nouvelle-France.

Progressivement tout au cours du XVIIe siècle les possessions françaises en Amérique du Nord vont couvrir un immense territoire administré depuis la France par le Secrétariat d’État à la Marine. Le gouverneur général de la Nouvelle-France est basé à Québec et il est responsable des cinq colonies qui la compose : L’Acadie, Terre-Neuve (Plaisance), la Baie d’Hudson, le Canada et la Louisiane. Le gouverneur et chef militaire le plus influent ayant été sans aucun doute Louis de Buade, Comte de Frontenac et de Palluau (1672-82 et 1689-98), Jean Talon (1665-68 et 1670-1720)  étant certainement l’intendant qui a le plus donné à la Nouvelle-France une organisation dynamique.

Acadie

La toute première expédition de ce qui allait donner naissance à l’Acadie est dirigée par Pierre Dugua, Sieur de Monts assisté de son lieutenant Samuel de Champlain. Ils accostent en 1604 à l’île au sable (Sable Island) au sud-est de l’actuelle Nouvelle Écosse. Une partie du groupe reste sur place, alors que l’autre s’engage dans ce qui deviendra la Baie des Français (Bay of fundy) et le berceau de l’Acadie. Samuel de Champlain choisi d’installer son premier campement sur l’île Sainte Croix. Aujourd’hui la rivière Sainte-Croix est la frontière naturelle entre le Canada (Nouveau-Brunswick) et les États-Unis (Maine). L’île Sainte-Croix qui se trouve maintenant dans le Maine a été reconnue en 1984 par les autorités américaines comme site historique et « Premier établissement permanent d’Européens en Amérique ». En 1604 un terrible hiver décime la moitié de la colonie obligeant les survivants à s’installer dans un lieu plus hospitalier à Port-Royal (Annapolis, Nouvelle-Écosse). Jusqu’en 1607 le cartographe Samuel de Champlain explore les côtes maritimes de la Baie des Français, de l’actuel Maine et du Massachusetts en passant par, le Cap Code jusqu’à Martha Vineyard  Island. Donnant à tous ces lieux des noms dont deux sont  encore en vigueur (l’île du Haut et l’île du Mont désert) et qui appartiennent à l’histoire de l’Acadie.

Terre Neuve

Cette partie nord-est du continent nord-américain est connue depuis plus d’un millénaire par les navigateurs européens. Les Vikings furent certainement les premiers à s’y rendre. Bien avant Jacques Cartier en 1534, les Français savent venir dans cette région pour y pêcher la morue et la baleine. Il est connu que dès les années 1450 les pêcheurs français de Normandie, de Bretagne et du pays Basque viennent pêcher régulièrement sur les Grands Bancs de Terre-Neuve également connus des Portugais et plus tard des Espagnols et des Anglais. Dans les faits, les Français occupent la partie sud de l’ile (Plaisance) alors que les Anglais restent dans la partie nord.

Au moment de la Nouvelle-France les activités de pêche furent importantes et Terre Neuve gardent les traces de cette colonisation française. Les îles de Saint-Pierre et Miquelon sont françaises depuis cette époque. Témoin de ce passé extraordinaire.

Baie d’Hudson

Ce territoire se situe dans les régions au nord du Saint-Laurent et des Grands Lacs, à l’ouest du Labrador et au nord de la Baie James. C’est un immense terrain de chasse et de trappe où les « coureurs des bois » s’en donnent à cœur joie. Pierre-Esprit Radisson, son beau-frère Médard Chouart Des Groseillers, Étienne Brulé sont certainement les figures les plus connues à l’époque pour ce qui est de la traite des fourrures. Sur le plan militaire, Pierre Le Moyne, Sieur d’Iberville et son frère  de Maricourt imposent leur loi aux anglais dans le conflit qui oppose la compagnie anglaise de la Baie d’Hudson et la compagnie du Nord constituée par les Français.

Canada

Cette colonie principalement établie le long du Saint-Laurent s’étire depuis Tadoussac jusqu’aux Grands Lacs. A l’époque, elle représente l’épine dorsale de la Nouvelle-France au point que son nom finit par devenir celui d’un pays. Les Français essentiellement intéressés par le commerce de la fourrure ont établi des alliances avec les Hurons et les Ottawas, mais du même coup doivent combattre les Iroquois leur ennemi juré. On ne peut parler de cette colonie sans citer certains de ses fondateurs, Samuel de Champlain pour Québec (1608), Chomedey de Maisonneuve pour Montréal (1642), Antoine de Lamothe, Sieur de Cadillac pour Détroit (1699-1701) et toute la région de l’état du Michigan, René-Robert Cavelier, Sieur de La Salle et de Cataraqui pour  Fort Frontenac en 1673 (Kingston, Ontario) et la vallée du Mississipi. Il faut aussi parler de ceux qu’on nommera plus tard les « voyageurs » qui avec leur canoës et leurs rabaskas parcourent des distances incroyables sur cette extraordinaire voie maritime.

La Louisiane de la Nouvelle-France

La Louisiane de la Nouvelle-France n’a rien à voir avec le petit état de la Louisiane que nous connaissons aujourd’hui. Elle correspond en fait à toute la vallée du Mississippi et s’étend jusqu’aux contreforts des montagnes rocheuses pour se terminer sur les rives du golfe du Mexique.

On doit son nom à René-Robert Le Cavelier, Sieur de La Salle qui en 1682 explore cette région depuis les Grands Lacs et la nomme ainsi en l’honneur du Roi de France Louis XIV à l’endroit où aujourd’hui se trouve la ville de Buras  mais on cite souvent le petit port de Venice à l’embouchure du Mississippi en Louisiane.

Deux ans plus tard en 1684 il revient par le golfe du Mexique pour implanter une colonie à l’embouchure du Mississippi. Une mauvaise navigation le fait s’échouer sur les rives du Texas, près de l’actuelle ville de Victoria où il installe le Fort Saint Louis. Malheureusement son expédition est un échec et il est assassiné par ses hommes et la colonie est exterminée par les indiens et les fièvres.

En 1699 une deuxième tentative menée par Pierre Le Moyne, Sieur d’Iberville arrive à Buras et connait plus de succès. Il fut le premier gouverneur de la Louisiane et son frère Jean-Baptiste, Sieur de Bienville fondateur de la Nouvelle Orléans en 1718 lui succèdera après sa mort à la Havane en 1706.

C’est également durant cette période coloniale française, que sont nées des villes comme Mobile (Alabama), Biloxi (Mississippi), La Nouvelle Orléans, Baton Rouge capitale de la Louisiane moderne et un peu plus tard Saint Louis dans le Missouri.

La fin de la Nouvelle-France

Malgré ce dynamisme la Nouvelle-France se développe très lentement et si au début des années 1700  elle ne compte que 2500 à 3000 colons on le doit au fait que tous ces nouveaux territoires sont interdits aux protestants et autres minorités non catholiques. Les jésuites qui ont réussi à convaincre le roi de France, n’ont qu’un seul but, christianiser les indiens et bâtir des missions comme Sainte-Marie chez les Hurons, la colonisation et l’exploitation des terres agricoles  est tout à fait secondaire.  Cette vision des choses convient d’autant plus aux différents rois de France qui vont se succéder car ils ont avant tout une politique européenne et considèrent que les colonies doivent rapporter et surtout ne pas dépeupler la France et encore moins demander des soldats pour protéger les colons qui s’y installent.

Si bien qu’en 1763, lors du Traité de Paris on compte seulement 60 à 80 000 Français dans toute  la Nouvelle-France alors que les 13 colonies anglaises de la côte est comptent plus d’un million de personnes !

A l’époque les explorateurs, les colons et les hommes d’affaires français, sont principalement motivés par le commerce des fourrures,  la pêche de la morue (la France garde Saint-Pierre-et-Miquelon et le droit de pêche) et le commerce du sucre dans les iles de la mer des caraïbes (la France garde Haïti, la Martinique et la Guadeloupe), bien plus que de prendre possession et d’occuper une terre nouvelle comme ce fut le cas pour les autres puissances coloniales comme les Anglais, les Espagnols ou encore les Portugais.

Lors de la signature du traité de Paris du 10 février 1763 la France qui est la grande perdante a cependant le sentiment de ne pas tout perdre car elle se libère de colonies qui lui coutent cher et garde celles qui lui rapportent avec d’une  part Saint-Pierre-et-Miquelon et le droit de pêche dans le golfe du Saint-Laurent et d’autre part Haïti, la Martinique et la Guadeloupe dans la mer des caraïbes pour la production et le commerce du sucre.

Bonaparte et la fin de la Louisiane française

Après le traité de Paris de 1763, les possessions françaises en Amérique du Nord sont cédées en partie aux Anglais pour les territoires situés à l’est du Mississipi dont l’actuel Canada et aux Espagnols pour ceux situés à l’ouest correspondant à une grande partie de la Louisiane allant des Grands Lacs au golfe du Mexique. Après le traité de San Ildefoson en 1800 réglant le différent franco-espagnol sur la succession d’Espagne, cette partie de la Louisiane est rendue par l’Espagne à la France.

Le Général Napoléon Bonaparte premier consul de France  et futur empereur a en tête tout un plan pour coloniser la Louisiane, mais l’indépendance d’Haïti, base navale indispensable avant de s’aventurer dans le golfe du Mexique rend tout projet impossible. Plutôt que de voir la Louisiane tomber entre les mains des Anglais, les Français et les Américains s’entendent et aboutissent en 1803 à la vente de la Louisiane aux États-Unis par la France. C’est le Louisiana Purchase qui allait permettre au nouveau pays des États-Unis d’Amérique (1782) de se  développer vers l’Ouest et limiter d’éventuelles ambitions anglaises.

En orange, le territoire de la Louisiane française en 1803

Crédit : http://fr.wikipedia.org/wiki/Louisiane_(Nouvelle-France)

 

ANTILLES ET AMÉRIQUE DU SUD

 

On a bien souvent tendance à réduire la présence française dans les Amériques aux colonies constituant la Nouvelle-France, mais à mon avis on peut sans déformer le sens de l’histoire  y ajouter les  colonies françaises des Antilles et de l’Amérique du Sud.

ans la mer des Caraïbes

L’année 1625, marque le début de l’implantation des Français dans la mer  Caraïbes et tout précisément sur l’île de Saint Domingue découverte par Christophe Colomb.  Maintenant divisée en deux avec Haïti et la République Dominicaine, elle fut à l’époque considérée comme la perle des Antilles. Après son indépendance en 1804 le déclin économique de l’île et surtout d’Haïti en a fait une des régions les plus pauvres de la planète.

En 1635, à la même époque que les premières implantations en Acadie,  on assiste à la colonisation de la Martinique avec Pierre Belain d’Esnambuc, de laGuadeloupe (également découverte par Christophe Colomb) et des îles environnantes ; Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Les Saintes, La Désirade et Marie-Galante. Bien que revendiquées et parfois occupées par les Espagnols ou les Anglais ces îles sont restées françaises au travers des siècles.

Dans les années 1650 plusieurs autres îles sont colonisées par les Français avant de devenir Anglaises et indépendantes. Sainte-Lucie changera 14 fois de mains jusqu’en 1814, la Dominique est française jusqu’en 1763,  Grenade jusqu’en 1783 avec une période anglaise de 1762 à 79, Tobago jusqu’en 1762. Sainte-Croix quant à elle est vendue au Danemark en 1733 et fait maintenant partie des trois  îles Vierges américaines.

Territoires insulaires des Caraïbes

Crédit : http://fr.wikipedia.org/wiki/Antilles

En Amérique du Sud, au Brésil et en Guyane

Dans les années 1500 plusieurs pays de  l’Europe de l’ouest  sont le théâtre de conflits religieux importants. La France n’y échappe pas, ceux qui conteste (les protestants) la religion catholique toute puissante, sont exclus, bannis et même exterminés  (Massacre de la Saint-Barthélemy en 1572 à Paris) et n’ont pas le droit de s’installer dans le Nouveau Monde comme c’est le cas pour les Anglais, les Allemands, les Hollandais ou autres Européens. Cependant à l’époque d’Henri IV, comme nous l’avons déjà précisé pour la Caroline et la Floride, certaines expéditions sont autorisées et organisées par les Huguenots terme généralement employé pour parler des protestants installés dans les Amériques.

Brésil et Guyane française

Crédit : http://fr.wikipedia.org/wiki/Brésil

Dans la région actuelle du Brésil

En 1550-51est ouvert un comptoir à Cabo Banco (aujourd’hui Joao Pessoa ) au nord de Recife pour le commerce du bois.

De 1555 à 1567, sous la directive du Vice-amiral Nicolas Durand de Villegaignon, une première tentative est menée pour créer au Brésil la « France Antarctique », mais les très catholiques Portugais qui considèrent cette partie du continent comme la leur (traité de Tordesillas) ne voient pas d’un bon œil l’installation de ces protestants et les exterminent. De 1612 à 1615 une troisième et dernière tentative est faite par un groupe de Huguenots dans la région de Sao Luis au Brésil, mais ne connaît pas le succès pour les mêmes raisons que la première.

En Guyane

En 1604, les français font une autre tentative dans la région, mais cette fois-ci en Guyane à la limite nord-est de la zone contrôlée par les Portugais et au sud de celle contrôlée par les Espagnols.

Une colonie qui n’est pas composée uniquement de protestants s’installe et donne naissance à ce qui est aujourd’hui encore la Guyane française où quatre siècle plus tard, se trouve Kourou, la base de lancement des fusées françaises et européennes.

 

Sources : Vous pouvez aussi consulter sur internet les sites suivants qui ont permis de documenter le sujet traité dans cet article : www.civilisation.ca – www.answers.com/topic/french-colonization-of-the-americas – www.wikipedia.org

Note de l’auteur :

-Cet article est le « No 1 »  d’une série dont le nombre est indéterminé et classée dans la catégorie « Lafayette

-Ce thème «  Les racines françaises de l’Amérique » est l’objet d’une conférence soutenue par un diaporama  avec  plus de 200 illustrations.

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